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Cartographie des risques 2016

Auteur(s) : Autorité des Marchés Financiers (AMF)

Date de publication : 19/07/2016

Éditeur : Autorité des Marchés Financiers (AMF)

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Résumé / Texte d’introduction :

Le vote du jeudi 23 juin en faveur du Brexit ouvre une période de fortes incertitudes qu’il faut souhaiter la plus courte possible en dépit de la complexité et de la nature très politique de la négociation à venir. L’impact final du Brexit dépendra naturellement du statut qu’obtiendra le Royaume-Uni vis-à-vis de l’Union, du plus proche (rattachement à l’Espace économique européen) au plus éloigné (absence de tout accord spécifique avec l’Union).

Le poids de la City de Londres dans le monde financier rend ces négociations très importantes pour l’organisation des marchés financiers dans l’Europe des 27. A ce stade, notre vigilance se porte sur les conditions dans lesquelles le régime des « pays tiers » prévu dans de nombreux textes européens pourrait s’appliquer. En outre, nous devrons veiller à ce que soit maintenue notre capacité à surveiller efficacement les marchés qui implique un accès aux données des référentiels centraux britanniques ou aux données déclarées par les prestataires de service d’investissement et les plates-formes britanniques. Il faudra surtout poser la question du rapatriement dans l’Union européenne de la compensation d’instruments financiers libellés en euros.

Le choc créé par le Brexit intervient dans un contexte international déjà marqué par des risques géopolitiques particulièrement élevés. En conséquence, les marchés financiers ont été fortement impactés dans les jours suivant le résultat du référendum. Le choix britannique montre aux acteurs de marché que la construction européenne n’est pas un processus irréversible. La probabilité que d’autres pays européens remettent en cause le projet de l’Union va sans doute être revue à la hausse. C’est pourquoi il est impératif que les États qui portent le projet européen relancent ensemble la construction communautaire.

Au-delà, c’est surtout l’environnement de taux d’intérêt très bas en zone euro, provoqué par les politiques monétaires, qui appelle à la plus grande vigilance. En effet, un tel niveau de taux est lourd de menaces et d’effets perturbateurs pour les acteurs de la banque et de l’assurance comme pour les marchés et les épargnants. La capacité à sortir de manière ordonnée de cet environnement est incertaine et l’exemple du Japon - où l’inflation n’a jamais repris - illustre les difficultés et les limites associées aux politiques d’expansion du bilan des banques centrales.

Dans cet environnement, la capacité des marchés financiers à donner un prix au temps, à tarifer le risque, et à orienter les décisions d’investissement est questionnable. Sur le marché obligataire, ce sont désormais 10 000 milliards de dollars de dette souveraine qui servent un taux nominal négatif, tandis que les primes de risque ou de terme apparaissent très faibles au regard des caractéristiques fondamentales des émetteurs. Ces derniers bénéficient de conditions de financement exceptionnelles qui ont cependant des effets décevants sur l’investissement productif et la croissance. De plus la liquidité des marchés obligataires reste incertaine en cas de stress, ce qui pourrait accroître les ajustements de prix en cas de correction sur ces marchés, avec une volatilité exacerbée quand les valorisations devront revenir vers des niveaux en ligne avec les fondamentaux.

Au total, le statu quo ne paraît pas être une option. Nous devons, avec nos partenaires européens, approfondir l’Union bancaire en répondant aux questions posées sur les exigences de fonds propres, et sur la garantie des dépôts ; réaffirmer la solidité et la crédibilité des infrastructures de marché situées en zone euro, et organiser la compensation dans l’Europe à 27 des instruments financiers libellés en euros ; relancer la coordination des politiques économiques en vue de la croissance et de l’emploi ; ne pas craindre enfin de faire valoir les atouts de la Place de Paris qui dispose d’une tradition de régulation solide et d’acteurs économiques et financiers forts à l’échelle européenne.

Plan :

CHAPITRE 1 : LE FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE

CHAPITRE 2 : ORGANISATION DES MARCHÉS ET INTERMÉDIATION

CHAPITRE 3 : L’ÉPARGNE DES MÉNAGES

CHAPITRE 4 : LA GESTION COLLECTIVE

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