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Date de publication: 21 déc. 2015
Auteur: Y B
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Le Fonds Monétaire Internationnal a publié l’édition de décembre 2015 du magazine Finances & Développement (F&D), qui examine les tensions et les complémentarités qui peuvent exister entre la lutte contre le changement climatique et la logique de la croissance.

Le rédacteur en chef de F&D, Jeffrey Hayden, donne le ton : l’une des questions les plus pressantes auxquelles doit répondre la société est celle de savoir comment concilier la demande d’une énergie suffisante pour nourrir la croissance et le développement économiques et l’urgente nécessité de réduire fortement les émissions de gaz carbonique, principale cause du changement climatique. Cette question alimente, selon lui, un intense débat, de plus en plus polarisé et mettant souvent dos à dos croissance et énergie durable.

Pour Nicholas Stern de la London School of Economics (LSE) la lutte contre la pauvreté et la lutte contre le changement climatique ne s’excluent pas l’une l’autre. Il faudra investir en masse dans les infrastructures durant les 15 années à venir pour faire reculer la pauvreté et promouvoir la croissance sur fond d’urbanisation rapide. Selon N. Stern, cet investissement donnera toutefois l’occasion — avec une collaboration internationale et une planification résolue — de promouvoir un développement durable, y compris en réduisant l’utilisation de combustibles fossiles.

Peter Poschen, de l’OIT, et Michael Renner, du Worldwatch Institute, affirment qu’il ne faut pas nécessairement choisir entre l’écologie et l’emploi. De fait, la protection de l’environnement peut aller de pair avec la prospérité économique et la création d’emplois. Les études de l’OIT et d’autres organisations font apparaître que si les émissions étaient réduites conformément aux objectifs fixés pour les délibérations de Paris sur le climat, le gain net pour l’emploi total serait de l’ordre de 0,5 à 2 %.

Dans un article sur la tarification du carbone, Ian Parry, économiste du FMI, examine les problèmes pratiques que pose la définition d’un prix qui tienne compte des coûts véritables. Selon lui, la chute des prix de l’énergie et une dynamique positive en faveur de l’atténuation dans le sillage du Sommet de Paris créent une conjoncture particulièrement propice à la mise en place progressive de taxes carbones.

Il ressort d’une analyse des quatre grands épisodes de chute des cours du pétroledes 30 dernières années réalisée par des économistes de la Banque mondiale que la baisse la plus récente ressemble étonnamment au repli prolongé qui a commencé en 1986, ce qui laisse augurer une longue période de faibles prix.

Les économistes Lucas Davis et Catherine Hausman et Mustafa Jamal, du Département des études du FMI, bouclent le tour d’horizon avec des articles consacrés, respectivement, à l’avenir de l’énergie nucléaire et à la modernisation des réseaux électriques pour permettre une gestion de la demande fondée sur le client.

 

Points clés du rapport :

  • Il est possible de s’attaquer à la fois au changement climatique et à la pauvreté ;
  • Les emplois «verts» sont compatibles avec la croissance économique ;
  • L’heure est venue de commencer à déployer les taxes carbone.

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Fiche technique FMI et climat

Taxe carbone aux États-Unis