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Date de publication: 12 déc. 2018
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 L’étude de l’Autorité des marchés financiers (AMF) rappelle que les fonds propres constituent un indicateur clé de la santé financière et du caractère pérenne de l’activité des sociétés de gestion de portefeuille. Signe encourageant, note le rapport, au 31 décembre 2017, seules 22 d’entre elles présentaient une insuffisance en fonds propres au regard des exigences réglementaires applicables contre 28 en 2016. De façon concomitante, on assiste à une hausse de 5,1% entre 2016 et 2017 du nombre de sociétés de gestion disposant d’un coussin de fonds propres égal ou supérieur à 30% du niveau requis.

Les sociétés de gestion de portefeuille,  commente l’AMF, doivent disposer à tout moment d’un montant de fonds propres au moins égal à leur seuil minimum réglementaire. A fin 2017, 3,7% de la population cible était en insuffisance de fonds propres. Cette proportion atteint son plus bas niveau depuis ces 4 dernières années.

On peut noter, souligne l’AMF,  que le défaut de fonds propres s’explique principalement par un résultat net faible ou déficitaire, enregistré par des sociétés de gestion en cours de démarrage de leur activité, présentant une fragilité financière à ce stade de leur développement.

Pour les sociétés de gestion présentant une insuffisance de fonds propres, des mesures de remédiation immédiates ont été mise en place. Ainsi, la majeure partie d’entre elles ont procédé à une augmentation de capital et, dans une moindre mesure, à la mise en place de fonds propres de catégorie 2 (prêt subordonné ou compte courant d’associé par exemple).

Au 31 décembre 2017, 73,9% des sociétés de gestion en défaut de fonds propres géraient moins de 150 millions d’euros d’encours, relève l’autorité de surveillance. Dans un contexte de consolidation et de concurrence croissante du secteur de la gestion d’actifs français, de plus en plus de sociétés de gestion peinent à attirer de nouveaux investisseurs et dégager des niveaux d’encours suffisants. A cela s’ajoute une hausse des charges structurelles qui se traduit par une augmentation du seuil minimum réglementaire, et par conséquent une situation délicate en fonds propres, constate l’AMF.

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