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Date de publication: 10 juin 2020
Auteur: DB
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 M. François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France et Président de   l’Autorité de contrôle  prudentiel et de résolution (ACPR) a présenté le rapport 2019 de l’ACPR, dans un contexte marqué par les enjeux économiques de la crise du coronavirus.

Les banques françaises ont continué à renforcer leur structure financière et sont aujourd’hui plus résistantes face à la dégradation de l’activité économique qu’elles ne l’étaient avant la crise financière de 2008, estime François Villeroy de Galhau. Elles disposent fin 2019 d’une forte position de liquidité, note-t-il : le ratio de couverture des besoins de liquidité (LCR) agrégé des 6 grands groupes bancaires français atteint 131,8 %. Cette situation, poursuit-il,  reflète un excédent confortable des actifs liquides moyens face aux sorties nettes de trésorerie potentielles en situation de stress.

Leur solvabilité a en outre été considérablement renforcée, grâce notamment à la règlementation de Bâle 3 : celle-ci a été souvent critiquée, mais tous en voient l’utilité aujourd’hui. Les ratios de fonds propres durs (CET1) ont augmenté de près de neuf points de pourcentage en douze ans, passant de 5,8 % en 2008 à 14,4 % en 2019, dont une progression d’un demi-point de pourcentage sur la seule année 2019.

Toutefois, la rentabilité du secteur s’est maintenue en 2019 à un niveau encore assez faible, le RoE moyen ressortant à 6,5 %, constate le président de l’ACPR. «  J’avais évoqué ce point de vigilance déjà l’an dernier, et il pèse sur la valorisation boursière des banques européennes. Les décisions de la banque centrale en tiennent compte, pour garantir la bonne transmission de la politique monétaire. L'image collective que nous avons encore des banques doit évoluer : le secteur bancaire européen n’a pas, comparé notamment aux banques américaines, une rentabilité excessive ni à toute épreuve. Pour assurer durablement leurs services essentiels à l’économie, les banques françaises doivent dégager suffisamment de revenus sans être soumises, de divers bords, à toujours davantage de contraintes ».

S’agissant des assureurs, le secteur aborde la crise sanitaire actuelle dans une situation confortée, souligne également l’étude de l’ACPR. Dans une période marquée par de nouvelles baisses des taux d’intérêt, le taux de couverture du capital de solvabilité requis des organismes atteint 265 % fin 2019 après 239 % fin 2018.

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