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Nous sélectionnons chaque jour les news que nous estimons importantes pour pouvoir suivre les points suivants :

• le fonctionnement général des marchés financiers, selon les produits et les régions du monde (et principalement en France, Europe et USA) ;

• la réglementation des activités financières, principalement en France, Europe et USA ;

• les tendances économiques et financières fondamentales qui permettent déjà de « voir » l’avenir économique et financier du monde.

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Jeu. 13 mai 2010 - 13 mai - ANALYSES : L’étrange euphorie européenne

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Le retournement de la situation Boursière et financière de l'Europe pendant le week-end résulte de ce que le Général de Gaulle appelait « le savoir-faire expéditif » qui permet de se sortir des impasses… mais qui « ne permet (malheureusement) pas de résoudre les problèmes de notre temps ». Il faut maintenant s'atteler aux vrais problèmes des économies européennes.

La crise de la dette souveraine n'est pas finie :

La crise des dettes souveraines nous conduit progressivement à un ensemble de mesures de rigueur dont l'effet sera évidemment inverse à celui des plans de relance. Nous allons donc nous retrouver face à une dépression… ! Cet exercice de talon-pointe va être délicat dans une Europe sous-compétitive. Relancer l'économie avec du déficit budgétaire qui devra néanmoins rentrer dans les règles de l'Euros, notamment le déficit à 3%.

L'Europe et le monde vont donc progressivement se rapprocher de l'heure de vérité : Après les petits pays, les moyens seront visés puis les gros. La règle du déficit maxi à 3% devra s'appliquer à tous. Et soit on rentre dans les « clous » de la rigueur budgétaire avec la dépression à la clé, soit on reste dans le déficit avec la crise financière.

Une dette publique comme celle du Japon qui apparaît aujourd'hui acceptable car elle est essentiellement « intérieure », pourrait devenir intolérable car elle est difficilement remboursable. Il y suffirait d'un changement d'humeur des investisseurs.

La compétitivité sera notre seule sortie de crise :

Comment concilier le remboursement de la dette publique, le maintien d'un certain dynamisme économique et l'absence de crise financière ? Par l'augmentation de la production qui ne peut résulter que de deux mécanismes : augmentation du travail / de la productivité et une certaine maîtrise des mouvements spéculatifs excessifs. Or sur ce dernier point, il faut remarquer que l'effet de la réglementation a toujours été dérisoire dans le passé. Il faut certes limiter les mouvements purement spéculatifs... mais la majorité des investisseurs sur les marchés n'est pas spéculative. Ce qui nous apparaît comme une spéculation ne s'arrête que lorsqu'elle n'a plus de raison d'exister.

C'est pourquoi la seule réponse solide à l'ensemble de nos problèmes est l'augmentation de la production par la productivité.

Il nous faut donc une relance par la compétitivité et non par la consommation, même si tout le monde préfère la seconde ! Pour payer nos dettes, il faut améliorer rapidement la compétitivité de l'Europe.

En attendant, il faudra encore beaucoup de « mesures expéditives » pour calmer les crises et les énervements... sans négliger les mesures techniques de limitation de la spéculation, mais sans illusion.

A VOIR AUSSI SUR CE SUJET :

Le rapport Ernst & Young - Eurozone forecast - France

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Mots-clés : Yen (Yen)

Mer. 12 mai 2010 - TENDANCES : Le private equity rebondit en 2010

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Le rapport que vient de publier Ernst & Young sur l'évolution du private equity est encourageant, mais pas forcément rassurant sur le moyen terme.

Après un sérieux plongeon en 2009, le private equity -et notamment les LBO- retrouve un certain dynamisme au 1° trimestre 2010. La taille moyenne des deals a doublé en un an et le volume mondial serait passé de 17 à 27 Milliards.... mais l'on reste 30% en dessous de 2007 et 2008.

Mais, le "Fund risng" reste très en dessous des années 2007-2008 et l'agitation actuelle sur les marchés ne va pas favoriser la conclusion de nouveaux deals, ni la levée de nouveaux fonds.

Table of contents

2009: private equity turns a corner after a tough year, p 1

Acquisitions: the smaller is beautiful trend continues, p 4

Sell-side action bounces back as IPOs gain ground, p 11

Portfolio companies on the mend, p 16

A strong high-yield market fuels global restructuring efforts, p 17

Fund-raising challenges remain, despite capital surplus, p 18

Emerging markets come into their own, p 22

Regulatory and tax reform: slow process, wide-ranging impact, p 26

2010: outlook for private equity, p 30

About Ernst & Young's Global Private Equity practice, p 33

Key contacts, p 34

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Mots-clés : Yen (Yen)

Mer. 12 mai 2010 - REGLEMENTATION : Le reporting ISR sera défini par décret

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Le texte de l'art. 83 de Loi "Grenelle II" destiné à préciser les obligations d'information ISR ds sociétés a déçu -à tort, selon nous- certains défenseurs de l'extension des obligations d'information car il ne précise pas le contenu de l'information.

La raison technique de ce choix est simple : ce n'est pas un choix, mais cela résulte de la répartition du domaine de la Loi et du règlement par la Constitution. De plus, cette détermination par décret du détail des obligations d'information sera modifiable par une procédure "simple" du décret qui est plus rapide que la Loi.

NOTA : il faut se rappeler que l'obligation de publication d'informations ISR résulte de la Loi NRE de 2001 (pour les sociétés commerciales qui ont recours à l'épargne publique sur le marché réglementé). La loi 2010 prévoit une extension considérable de cette obligation à toutes les entreprises qui ne sont pas des PME, à condition qu'elles aient également l'obligation d'établir un bilan social ou qu'elles aient recours à l'épargne publique sur le marché réglementé ;

Le dossier en ligne

Mots-clés : Obligation

Lun. 10 mai 2010 - ANALYSES : L'Europe risque la marginalisation face aux pays asiatiques.

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Un rapport dirigé sous la direction Felipe Gonzalez(1) qui est publié en pleine crise de l'Euro ! Symbolique !

Il faut pourtant souligner l'effort de lucidité de ce rapport intitulé : "PROJET POUR L'EUROPE À L'HORIZON 2030, Les défis à relever et les chances à saisir" qui a été remis le 9 mai au Président du Conseil de l'Europe. Mais une lucidité limitée à une réflexion finalement très classique sur l'analyse et les remèdes. Seul le message global a une vraie portée : l'Europe risque la marginalisation si elle ne réagit pas face à ses nouveaux compétiteurs. Au fond, le diagnostic est proche de celui de la Royal Society avec une ampleur de vue plus grandes, mais la réponse est moins originale ! Là où la Royal Sociéty dit "il faut être plus innovateur", ce rapport dit, il faut refaire l'Europe.... "vaste programme" pourrait-on répondre; et par où faut-il commencer ?

(1) Groupe composé de Felipe González Márquez, Président, Vaira Vike-Freiberga, Vice-Présidente, Jorma Ollila, vice-président, Lykke Friis (jusqu'à novembre 2009), Mario Monti, Nicole Notat, Rem Koolhaas Rainer Münz, Wolfgang Schuster, Richard Lambert, Kalypso Nicolaïdis, Lech Wałesa

Le site de présentation

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Lun. 10 mai 2010 - ANALYSES : La politique d'innovation en Grande Bretagne

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La Royal Society vient de publier un rapport particulièrement intéressant concernant la politique scientifique et technique de la Grande Bretagne. En d'autres termes il s'agit d'optimiser la politique d'innovation. Le rapport intitulé «Le siècle scientifiques pour assurer notre prospérité future» souligne un point de départ :

- l'effort important des nouveaux entrants (BRICS) dans cette compétition pour la science et l'innovation et le défi que cela représente pour les européens. Il fait une série de recommandations :

- placer la recherche (la science) et l'innovation au coeur de la stratégie à long terme de la Grande Bretagne pour lui redonner une puissance économique supérieure;

- donner la priorité à la qualité des personnes;

- renforcer la stratégie gouvernementale pour la science;

- mettre le Royaume-Uni au centre de la science mondiale et de l'innovation;

- mettre la science et l'innovation au service des défis mondiaux;

- renforcer la formation scientifique et aux mathématiques.

Notre analyse :

A l'instar des USA, la Grande Bretagne développe une stratégie d'innovation avancée. Mais elle reste moins orientée vers l'entreprenariat qu'aux USA. On y retrouve les ingrédients traditionnels de l'OCDE (au moins jusqu'à la conférence du 26-27 mai qui doit redéfinir la stratégie de l'innovation préconisée par l'OCDE) que sont la priorité donnée à la politique de recherche et d'innovation, la formation, la recherche ... mais pas les clusters. Cela est normal pour l'Académie des Sciences qui se préoccupe naturellement plus des questions scientifiques que d'entreprenariat.

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Mots-clés : Innovation

Ven. 07 mai 2010 - ANALYSES : Chaussée glissante !

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Moody's, en soulignant les risques de contagion entre les risques pays et les risques bancaires s'engage sur une chaussée glissante !

Opportunité et transparence de l'annonce :

Mais peut-il faire autrement ? Le fait-il trop tôt ou trop tard ? Personne ne peut le dire. Mais, il reste regrettable que sa décision ne soit pas transparente et qu'il ne communique pas précisément ce qui l'a poussé à publier son avis ce jeudi plutôt que la semaine précédente. Car aucune donnée fondamentale n'est nouvelle : l'endettement, les déficits etc. sont connus depuis des semaines. Mais, un micro évènement a fait basculer l'avis de Moody's. S'il le précisait, cela limiterait probablement le choc psychologique.

Effet :

En attendant, la crainte est là, alimentée des éternelles fausses rumeurs et fausses manoeuvres comme la chute de Wall Street hier. ... et surtout, l'absence de modification des règles de fonctionnement des marchés depuis 2008.

Toutes les évolutions erratiques sont possibles à partir du moment où la confiance s'évapore comme ce fut le cas en octobre 2008.

Le basculement de l'opinion a été la lenteur des décisions de soutien à l'Euro qui a fait prendre conscience aux investisseurs de la fragilité des pays de l'Euro (et de la GB). Comme la liquidation de Lehman avait fait perdre confiance aux acteurs du marché du risque encouru et avait transformé la crise des subprimes en crise financière majeure, l'hésitation sur la Grèce accompagné par les alertes des Agences de notation, a fait prendre conscience aux même acteurs du risque de crise "souveraine".

Contrefeu :

Il n'en existe malheureusement pas. La crise de confiance financière se déclenche subitement mais nécessite des mois pour être réparée. Même la crise de 1987 avait nécessité quelques mois pour le rétablissement.

Ven. 07 mai 2010 - ANALYSES : Apple, le phénix fragile

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Décidément, Apple n'en finit pas de nous étonner. Pionnière de la micro-informatique, la société présidée par Steve Jobs, a déjà su imposer plusieurs standards : le micro-ordinateur, la clé USB, le Smartphone et la distribution de musique. C'est aujourd'hui une capitalisation boursière comparable à Microsoft ou Google.

Et pourtant, ce phénix qui a déjà eu deux renaissances dans sa courte vie reste très fragile :

- fragile comme la santé de son Président

- fragile comme la stratégie un peu impérialiste et monopolistique de l'iPhone et de l'iPad qui suscite deux rations.

D'une par les autorités de la concurrence regardent avec "soupçon" le modèle économique "fermé" de l'iPhone & iPad et d'autre part, les opérateurs de téléphone (qui n'ont de leçons à recevoir de personne en matière d'entente, d'abus de position dominante et autres dérives) ne supportent plus les dictats de Steve Jobs et s'apprêtent à lancer un concurrent de l'AppStore. Sans oublier les anciens amis de Google qui développent une stratégie concurrente d'Apple : un operating system indépendant du matériel.

Il se confirme que Steve Jobs est plus un homme de marketing capable de concevoir des produits en avance (juste assez) sur son temps, donc un formidable innovateur ... mais un "relativement" (on souligne les guillemets) piètre stratège dans l'économie mondialisée. Après avoir perdu la bataille du PC contre Microsoft et IBM, il perdra la bataille du téléphone contre les opérateurs et Google pour avoir fait la même erreur : vouloir imposer un matériel lié à ses logiciels. Alors que les opérateurs se contentent d'être opérateur, que Google se contente d'être éditeur d'Android (et peut-être fournisseur de publicité dans un jour prochain ?), tandis que les constructeurs de mobiles restent constructeurs.

Think different, oui. Mais pas trop !

Les statistiques publiées le 12 mai montrent qu'Androïd (le système d'exploitation pour téléphone de Google) a dépassé L'I-phone avec une part de marché de 27% contre 21% pour l'I-phone et 36% pour blackberry. Le succès ira aux logiciels non propriétaires, éventuellement gratuits (ou presque) et indépendants des plateformes techniques.

Ven. 07 mai 2010 - REGLEMENTATION : remous professionnels après la proposition de la Commission Européenne sur les fonds alternatifs

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Le 29 avril, la Commission Européenne a adopté en un temps record une proposition de réglementation des fonds alternatifs (dite "AIFM" = Alternativ Investment Funds Managers) qui provoque des remous dans la profession des gestionnaires de fonds, notamment de l'AFIC (capital-risque) pour laquelle l'activité de LBO est concernée.

La forme (manque de consultation) et le fonds sont critiqués. Les autorités politiques en Europe se félicitent de la rapidité de la Commission sur un sujet aussi délicat.

Le texte a été transmis au Conseil Européen et au Parlement. La concertation va donc pouvoir commencer.

Le texte adopté par la Commission Européenne

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Mots-clés : Fonds alternatifs

Jeu. 06 mai 2010 - TENDANCES : vers un retour des "bons" clusters dans la politique d'innovation ?

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La DATAR relance les "bons" clusters, c'est-à-dire ce qui ses sont formés naturellement.

En 2009, la DATAR a lancé un appel d'offre pour des "grappes" d'entreprises et vue d'opérations de soutien.

Rappelons "qu'une grappe d'entreprise est un réseau d'entreprises constitué majoritairement de PME et de TPE, fortement ancrées localement, souvent sur un même créneau de production et souvent dans une même filière, mobilisées autour d'une stratégie commune et la mise en place de services et actions concrets et mutualisés. Les grappes d'entreprise constituent des vecteurs très importants de développement et de compétitivité pour les entreprises et les territoires."

Sur plus de 100 dossiers, une quarantaine ont été sélectionnés et la DATAR va apporter 20 Millions d'Euros dans des opérations de renforcement de ces Pôles qui représenteront 60 M€ au total.

Il est remarquable que ce vieux concept de "cluster" établi développé en son temps par Schumpeter et Michael Porter (entre autres) refasse surface en France, alors que la tendance était plutôt à une action volontariste décrétant la constitution d'un cluster presque ab nihilo.

Le communiqué de presse du 4 mai 2010

Carte des Lauréats

L'appel d'offre de 2009

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Mots-clés : Innovation

Jeu. 06 mai 2010 - REGLEMENTATION : l'Autorité de la Concurrence fait le point

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La transformation en 2009 du Conseil de la Concurrence en une autorité, sur le modèle anglo-saxon dans le but de donner plus de force à cet organisme, produit ses effets. L'autorité du nouvel organisme, le retentissement de ses décisions, la contestation qu'elle provoque en sont les témoins évidents.

Et pour participer à ce débat, la nouvelle Autorité vient de faire le point de son activité en comparaison avec d'autres organismes qui nous situe au niveau de l'Allemagne et de la Grande Bretagne avec, en France, 234 sanctions pour un montant global de 1 Milliards Euros.

Cette analyse publiée par l'AC est une façon de résister aux entreprises qui plaident pour plus de souplesse dans une période de crise !

Pour mémoire, rappelons que Th. Watson qui est le véritable créateur d'IBM avait été condamné dans les années 1910 à 1 an de prison avec sursis pour pratiques commerciales illégales (lorsqu'il travaillait chez NCR) et qu'il dû attendre une amnistie en 1917 pour pouvoir prendre la présidence d'IBM ! La sévérité des tribunaux US est à la mesure de l'immense liberté des dirigeants d'entreprise.

La lettre de l'Autorité de la Concurrence

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