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Nous sélectionnons chaque jour une dizaine de news que nous estimons importantes pour pouvoir suivre les points suivants :

• le fonctionnement général des marchés financiers, selon les produits et les régions du monde (et principalement en France, Europe et USA) ;

• la réglementation des activités financières, principalement en France, Europe et USA ;

• les tendances économiques et financières fondamentales qui permettent déjà de « voir » l’avenir économique et financier du monde.

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Jeu. 16 oct. 2014 - BCE - Stat Info - Souscriptions nettes de titres d'OPC - Août 2014

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La Banque centrale européenne a publié un communiqué de presse dans lequel elle détaille les chiffres des souscriptions nettes de titres d'OPC pour le mois d'août 2014.

Le taux de variation annuel de l’encours des titres de créance émis par les résidents de la zone euro s’est établi à – 0,5 % en août 2014, après – 0,2 % en juillet. En ce qui concerne l’encours des actions cotées émises par les résidents de la zone, ce taux est ressorti à 1,4 % en août 2014, sans changement par rapport à juillet.

En août 2014, les émissions de titres de créance des résidents de la zone euro ont représenté au total 400 milliards d’euros. Les remboursements ont porté sur 464 milliards d’euros et les remboursements nets sont ressortis à 66 milliards1. Le taux de variation annuel de l’encours des titres de créance émis par les résidents de la zone euro a diminué, revenant de – 0,2 % en juillet à – 0,5 % en août.

La variation annuelle de l’encours des titres de créance à court terme s’est établie à – 7,5 % en août 2014, après – 7,9 % en juillet. Pour les titres de créance à long terme, ce taux a baissé, revenant de 0,5 % en juillet 2014 à 0,2 % en août. La progression annuelle de l’encours des titres de créance à long terme assortis d’un taux fixe est revenue de 2,3 % en juillet 2014 à 1,8 % en août. La contraction annuelle de l’encours des titres de créance à long terme assortis d’un taux variable est ressortie à – 5,0 % en août 2014 contre – 4,8 % en juillet.

En ce qui concerne la ventilation sectorielle, le taux de croissance annuel de l’encours des titres de créance émis par les sociétés non financières a fléchi, revenant de 9,2 % en juillet 2014 à 8,3 % en août. Pour le secteur des institutions financières monétaires (IFM), ce taux est ressorti à – 7,1 % en août 2014, sans changement par rapport à juillet. S’agissant des sociétés financières autres que les IFM, la variation annuelle s’est établie à – 1,7 % en août 2014, contre – 1,1 % en juillet. Pour les administrations publiques, ce taux s’est inscrit à 3,4 % en août 2014, après 3,7 % en juillet 2014.

Le taux de variation annuel de l’encours des titres de créance à court terme émis par les IFM est passé de -8,4 % en juillet 2014 à – 5,5 % en août. S’agissant des titres de créance à long terme émis par les IFM, la variation annuelle est ressortie à – 7,3 % en août 2014, contre – 6,9 % en juille.

S’agissant de la ventilation par devises, le taux de variation annuel de l’encours des titres de créance libellés en euros s’est établi à – 1,0 % en août 2014, contre – 0,7 % en juillet. Pour les titres de créance libellés dans d’autres devises, ce taux est revenu de 3,7 % en juillet 2014 à 3,1 % en août.

En août 2014, les émissions d’actions cotées par les résidents de la zone euro ont représenté au total 2,2 milliards d’euros. Les remboursements ont porté sur 1,7 milliard d’euros et les émissions nettes sont ressorties à 0,5 milliard. Le rythme de croissance annuel de l’encours des actions cotées émises par les résidents de la zone euro (hors effets de valorisation) s’est inscrit à 1,4 % en août 2014, sans changement par rapport à juillet. Le taux de progression annuel des actions cotées émises par les sociétés non financières s’est établi à 0,5 % en août 2014 après 0,4 % en juillet. Pour le secteur des IFM, le taux correspondant s’est inscrit à 6,9 % en août 2014, sans changement par rapport à juillet. S’agissant des sociétés financières autres que les IFM, il est ressorti à 3,6 % en août 2014 après 3,8 % en juillet.

La valeur de marché de l’encours des actions cotées émises par les résidents de la zone euro s’élevait au total à 5 932 milliards d’euros à fin août 2014. Par rapport aux 4 969 milliards d’euros recensés à fin août 2013, la valeur du stock d’actions cotées a enregistré une augmentation annuelle de 19,4 % en août 2014 contre 17,9 % en juillet.

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Jeu. 16 oct. 2014 - BdF - Reprise de l’endettement des sociétés non financières au 2e trimestre 2014

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La Banque de France a publié un communiqué de presse dans lequel elle détaille les chiffres des comptes financiers des agents non financiers pour le second trimestre 2014.

Les placements financiers des sociétés non financières redeviennent positifs. Les financements accordés aux filiales étrangères se redressent un peu. Les cessions de titres de créance sont en partie contrebalancées par un regain des acquisitions de titres d’OPC monétaires. Le flux net des ressources financières augmente tant pour les financements de marché que pour les emprunts bancaires

Au deuxième trimestre 2014, les ménages constituent moins de placements sous forme de dépôts bancaires et d’assurance-vie qu’au trimestre précédent. Le flux net de leurs emprunts continue de se redresser.

Les administrations publiques (APU) réduisent leurs avoirs sous forme de dépôts et de titres de créance. Leurs émissions nettes de titres de créance sont presque nulles et leur encours d’emprunts bancaires est légèrement réduit.

Reprise de l’endettement des sociétés non financières

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Jeu. 16 oct. 2014 - CVMO - Les autorités en valeurs mobilières du Canada parachèvent les modifications relatives à l’information sur la représentation féminine au conseil d’administration et à la haute direction des émetteurs

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La Commission des valeurs mobilières de l'Ontario a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce que les autorités en valeurs mobilières du Canada parachèvent les modifications relatives à l’information sur la représentation féminine au conseil d’administration et à la haute direction des émetteurs.

Les autorités en valeurs mobilières du Manitoba, du Nouveau Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Nunavut, de l’Ontario, du Québec, de la Saskatchewan, de Terre-Neuve-et-Labrador et des Territoires du Nord-Ouest (les « territoires participants ») ont annoncé aujourd’hui la mise en œuvre définitive de modifications au Règlement 58-101 sur l’information concernant les pratiques en matière de gouvernance, y compris l’Annexe 58‑101A1, Information concernant la gouvernance. Sous réserve de l’approbation des ministres compétents, les modifications entreront en vigueur le 31 décembre 2014, à temps pour la période de sollicitation de procurations de 2015. 

Les modifications visent à accroître la transparence de l’information fournie aux investisseurs et aux autres intéressés sur la représentation des femmes au conseil d’administration et à la haute direction des émetteurs, afin d’aider les investisseurs à prendre leurs décisions d’investissement et à exercer leur droit de vote. Elles s’appliqueront à tous les émetteurs non émergents assujettis dans les territoires participants. 

« Aujourd’hui, nous avons apporté à notre régime d’information d’importants changements susceptibles de favoriser une plus grande représentation des femmes au conseil d’administration et à la haute direction des émetteurs », a déclaré Howard Wetston, c. r., président et chef de la direction de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario. « Les intéressés et les investisseurs des territoires participants ont fait valoir l’importance de cette question, et c’est pourquoi nous avons pris des mesures concertées pour accroître l’information fournie à cet égard. »

Une fois entrées en vigueur, les modifications définitives obligeront les émetteurs non émergents à présenter de l’information annuelle dans leurs circulaires de sollicitation de procurations et notices annuelles sur les éléments suivants :

  • la durée du mandat et les autres mécanismes de renouvellement des membres du conseil d’administration; 
  • les politiques sur la représentation féminine au conseil d’administration; 
  • la prise en compte par le conseil d’administration ou le comité des candidatures de la représentation féminine dans la recherche et la sélection des candidats aux postes d’administrateurs; 
  • la prise en compte par l’émetteur de la représentation féminine dans la nomination des membres de la haute direction; 
  • les cibles de représentation féminine au conseil d’administration et à la haute direction; 
  • le nombre de femmes au conseil d’administration et à la haute direction. 

Contexte :

Le 16 janvier 2014, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario a publié pour une période de consultation de 90 jours un projet de modification de l’Annexe 58-101A1.  Le 3 juillet 2014, les autorités en valeurs mobilières du Manitoba, du Nouveau Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Nunavut, de l’Ontario, du Québec, de la Saskatchewan, de Terre-Neuve-et-Labrador et des Territoires du Nord-Ouest ont publié pour une période de consultation de 60 jours un projet de modification de l’Annexe 58-101A1.

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Jeu. 16 oct. 2014 - AMF - L’Autorité des marchés financiers se mobilise contre les dangers du Forex pour les particuliers

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L’Autorité des marchés financiers a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce sa mobilisation contre les dangers du Forex pour les particuliers.

Alertée par le nombre croissant de réclamations des épargnants et les multiples sollicitations pour les particuliers à trader en ligne sur le marché des changes, l’Autorité des marchés financiers s’engage dans une campagne de communication digitale pour sensibiliser le grand public aux risques du Forex. Elle publie également une étude exclusive qui pour la première fois, évalue les performances des investissements des particuliers sur le Forex.

Etude exclusive de l’AMF  : 9 clients particuliers sur 10 sont perdants

L’AMF a interrogé dans cette étude des acteurs agréés constituant une part très significative du marché du trading des CFD (contract for difference) et du Forex en France. Il s’agit de la première évaluation précise des performances des particuliers investissant sur le Forex et/ou les CFD.

Des résultats sans appel 

Les enseignements de cette étude confirment le danger de cette activité pour le grand public :  

  • Sur quatre ans, le pourcentage de clients perdants tous prestataires confondus est proche de 89 % ;
  • La perte moyenne par client est de près de 10 900 euros entre 2009 et 2012 ;
  • Sur ces 4 années, 13 224 clients ont perdu au total près de 175 millions d’euros, tandis que les 1 575 clients restants ont gagné au total 13,8 millions d’euros.

Au-delà de cette grande majorité de clients perdants et des pertes subies, l’étude met en lumière un phénomène comportemental : le peu d’apprentissage dans le temps des investisseurs particuliers. En effet, il s’avère que les traders les plus actifs et réguliers voient leurs pertes se creuser dans le temps.

« Notre étude démontre que même auprès d’intermédiaires dûment autorisés, la majorité des particuliers perdent de l’argent, parfois davantage que leur investissement initial en raison des instruments financiers proposés », indique Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers.

Trading en ligne sur le Forex : le grand public face au risque d’escroquerie

L’engrenage commercial des opérateurs illégaux

Si le trading en ligne sur le marché des changes auprès d’opérateurs régulés conduit à des pertes financières pour la majorité des clients, les particuliers doivent aussi craindre les agissements d’escrocs sur ce marché. En effet, de nombreuses sociétés opèrent sans disposer des agréments nécessaires pour proposer leurs services auprès du public français. L’AMF reçoit à ce titre de multiples réclamations émanant d’investisseurs particuliers séduits par les promesses alléchantes de nombreuses publicités sur internet. Derrière certains sites disposant d’une apparence sérieuse, se cachent en réalité des arnaques. Grâce à un redoutable discours commercial, ces sociétés détournent l’argent des clients qui voient leurs recours limités, voire impossibles en raison de la localisation, le plus souvent à l’étranger, de ces escrocs.

L’AMF saisit la justice

Depuis plusieurs années, l’AMF déploie diverses actions pour informer et sensibiliser le public : mise en ligne de listes de sites illégaux, collaboration avec les instances judiciaires, mais aussi conduites de contrôles et enquêtes auprès de certaines sociétés. L’AMF a souhaité également saisir la justice pour que soit bloqué l’accès, pour les internautes français, à certains sites proposant leurs services sans disposer des autorisations requises. Le 15 septembre 2014, le Tribunal de Grande Instance de Paris a accédé, pour la première fois, à cette demande.

« Nous saluons cette décision, qui constitue une nouvelle mesure initiée par l’AMF dans notre lutte contre ce phénomène. Mais au-delà de cette démarche judiciaire, nous sommes convaincus que la meilleure arme reste la prévention, commente Natalie Lemaire de la Direction des relations avec les épargnants de l’Autorité des marchés financiers. Le trading sur le Forex est un marché à fuir lorsque l’on est un particulier : telle est notre conviction et le sens de notre mobilisation aujourd’hui ». 

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Jeu. 16 oct. 2014 - AMF - Arrêté du 22 septembre 2014 portant homologation de modifications du règlement général de l’Autorité des marchés financiers

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L’Autorité des marchés financiers a publié l'arrêté du 22 septembre 2014 portant homologation de modifications de son règlement général.

L’arrêté du 22 septembre 2014, publié au journal officiel du 26 septembre 2014, introduit notamment dans les livres II et III du règlement général de l’AMF de nouvelles dispositions relatives au financement participatif, prises en application de l’ordonnance du 30 mai 2014 et entrées en vigueur le 1er octobre 2014.

Arrête :

  • Art. 1er. – Les modifications du règlement général de l’Autorité des marchés financiers, dont le texte est annexé au présent arrêté, sont homologuées.
  • Art. 2. – Le présent arrêté et son annexe seront publiés au Journal officiel de la République française. Fait le 22 septembre 2014.

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Jeu. 16 oct. 2014 - FMI - Les objectifs principaux sont plus de croissance et plus d’emplois

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Le Fonds Monétaire Internationnal a publié les résultats de l'assemblée annuelle du FMI et de la Banque Mondiale.

L’Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale qui se déroule cette semaine à Washington permettra d’examiner comment mettre fin à cette période prolongée de faible croissance, et créer plus de croissance et plus d’emplois, déclare Christine Lagarde, Directrice générale du FMI.

Le 9 octobre, lors d’une conférence de presse au début de l’Assemblée, Mme Lagarde a noté que, dans son dernier rapport sur les Perspectives de l’économie mondiale, le FMI avait révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale.

«Face à ce que nous avons appelé le risque d’une nouvelle médiocrité, avec une croissance faible et inégale, nous pensons qu’il doit y avoir un nouvel élan et c’est ce dont nous parlerons avec nos pays membres dans les jours à venir.

«Ce nouvel élan — avec, espérons-le, plus de croissance, plus d’emplois, une meilleure croissance, de meilleurs emplois — est certainement ce que nous appellerons nos pays membres à donner», a déclaré Mme Lagarde.

Mme Lagarde a indiqué que le FMI a noté des spécificités nationales croissantes dans son analyse : au sein de chaque groupe de pays, certains progressent et d’autres sont à la traîne. Le FMI recommande d’agir dans trois domaines particuliers, a-t-elle déclaré. 

  • Politique monétaire : en particulier dans la zone euro et au Japon, il est nécessaire de mener une politique monétaire plus accommodante pour soutenir la croissance. Par ailleurs, la Réserve fédérale américaine va probablement normaliser sa politique monétaire, et le FMI engage les pays émergents, ainsi que les pays à faible revenu et les pays en développement, à se préparer à une hausse de la volatilité.
     
  • Politique budgétaire : des mesures plus propices à la croissance peuvent être mises en place comme indiqué dans la dernière édition du Moniteur des finances publiques du FMI, qui met l’accent sur l’ajustement des politiques budgétaires de manière à soutenir les réformes du marché du travail. En outre, la politique financière doit viser à réduire les excès afin de consolider le système financier et de renforcer sa capacité à soutenir la reprise, comme indiqué dans la dernière édition du Rapport sur la stabilité financière dans le monde du FMI.
     
  • Augmentation de l’investissement dans les infrastructures : cela peut effectivement soutenir la croissance à court terme en créant des emplois grâce à des projets de construction ou d’entretien de grande envergure. L’investissement dans les infrastructures peut aussi soutenir l’offre à moyen terme en facilitant et en accélérant la création de valeur.

Points clés de la conférence :

  • L’Assemblée annuelle permettra d’examiner comment donner un nouvel élan à la croissance
  • Il est « tout à fait opportun » pour les pays touchés d’accroître leur déficit budgétaire pour combattre l’épidémie d’Ébola
  • L’investissement dans les infrastructures est un bon moyen de soutenir la croissance à court terme

Accéder à la vidéo de la conférence de presse

Jeu. 16 oct. 2014 - OCDE - Défis de la coopération internationale dans la mise en œuvre du droit de la concurrence

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L'Organisation de coopération et de développement économiques a publié un rapport sur le thème des défis de la coopération internationale dans la mise en œuvre du droit de la concurrence.

La mise en œuvre du droit de la concurrence a pour objet de préserver l’intégrité de marchés libres et non faussés par des pratiques anticoncurrentielles. Une concurrence plus vigoureuse présente deux avantages principaux : premièrement, elle protège les consommateurs contre les entreprises qui cherchent parfois à détenir ou utiliser un pouvoir de marché pour augmenter les prix ou diminuer la production. Deuxièmement, le droit de la concurrence favorise la croissance de la productivité d’une manière générale en imposant aux entreprises de rivaliser plus intensément entre elles pour attirer des clients, ce qui accélère ensuite la croissance économique.

La mondialisation rapide de l’activité économique au cours des dernières décennies a nettement modifié les perspectives de l’économie mondiale. Ce phénomène s’accompagne d’importants avantages économiques mais présente aussi des défis pour les autorités de la concurrence parce que celles-ci doivent réagir à des pratiques et fusions anticoncurrentielles aux effets transnationaux de plus en plus marqués.

Le droit de la concurrence, hier ancré dans les pays de l’OCDE, a acquis une dimension également planétaire au cours des vingt dernières années. Depuis 1990, le nombre d’économies dotées d’un droit de la concurrence est passé d’un peu moins d’une vingtaine à environ 120, soit une augmentation de plus de 600 %. C’est l’une des grandes réalisations de l’action publique menée au cours des 25 dernières années, et l’OCDE et son Comité de la concurrence y ont grandement contribué.

L’augmentation rapide des cas de concurrence ayant une dimension internationale s’explique peut-être en partie par l’accroissement des échanges internationaux et par le développement des chaînes de valeur mondiales. Voici quelques exemples de cette évolution :

Au cours des dernières années, plus de 90 % des amendes infligées par les autorités américaines dans des affaires d’ententes visaient des pratiques internationales. Depuis 1990, le nombre d’enquêtes menées par l’Union européenne sur des ententes auxquelles participait une entreprise située hors de son territoire a augmenté de plus de 450 %.

Les fusions-acquisitions comportent par nature une dimension transnationale lorsque les parties concernées exercent à l’échelle mondiale des activités qui se recoupent géographiquement. Depuis 1990, le nombre de fusions-acquisitions ayant une dimension transnationale a augmenté de quelque 250 % à 350 %. La plupart de ces opérations sont soumises à un examen sous l’angle du droit de la concurrence par plusieurs autorités de la concurrence.

Le droit de la concurrence s’applique à un troisième domaine, celui des abus de position dominante qui n’est pas traité systématiquement ici mais dont la répression suscite des désaccords de fond très médiatisés qui peuvent susciter des frictions internationales.

Des efforts significatifs ont été déployés en vue d’assurer l’adoption de principes et d’outils communs à tous les pays pour examiner les pratiques et les fusions anticoncurrentielles. En dépit du fait que les dispositions des droits internes de la concurrence sont formulées différemment, la plupart des autorités s’accordent aujourd’hui sur les objectifs que doit poursuivre le droit de la concurrence, sur les principes qui sous-tendent une politique de la concurrence bien conçue et sur les outils qu’il convient d’utiliser pour enquêter et pour évaluer les pratiques des entreprises et les opérations qu’elles effectuent.

Le nombre grandissant d’atteintes au droit de la concurrence qui présentent une dimension transnationale renforce la nécessité d’une coopération efficace entre les autorités de la concurrence. La multiplication des accords de coopération entre autorités de la concurrence va dans le sens d’un renforcement de la coopération. Ces accords sont en général conclus sur une base bilatérale, à l’exception notable du réseau d’autorités de la concurrence des pays de l’Union européenne. Quelques autorités de la concurrence – celles des États Unis, de l’Union européenne, du Canada, du Japon, de la République de Corée et de l’Australie – coopèrent souvent, principalement entre elles, pour mettre en œuvre le droit de la concurrence, mais ce n’est pas le cas de la plupart des autres autorités. Même les accords bilatéraux les plus poussés ne contiennent pas de dispositions concernant la coordination des décisions et ne prévoient pas de dispositifs formels pour éviter les incohérences. Ces accords portent principalement sur les échanges d’informations.

Les fusions internationales présentent un défi particulièrement complexe. Les autorités de la concurrence peuvent imposer des externalités négatives aux économies de leurs homologues en cas de désaccord sur les effets d’une fusion internationale – par exemple, parce que ces effets diffèrent réellement d’un pays à l’autre ; que la législation est différente ; que l’appréhension des faits est tout simplement différente ; ou, enfin, que les autorités de la concurrence des pays qui seraient lésés n’ont pas les moyens de s’attaquer à la source d’une restriction de concurrence située dans d’autres pays. En outre, lorsqu’une grande économie bloque une fusion internationale, elle y met de fait son veto. Les grandes entreprises internationales auront vraisemblablement plus de difficulté à réaliser des fusions à l’avenir parce qu’il leur faudra obtenir de nombreuses autorisations et satisfaire aux exigences des autorités d’enquête les plus prudentes. Les nombreuses enquêtes parallèles représentent des coûts administratifs élevés pour les entreprises comme pour les autorités concernées et les délais de finalisation des opérations peuvent engendrer divers coûts pour les entreprises.

De même, les ententes nouées au niveau mondial peuvent faire l’objet d’enquêtes parallèles et certains pays sont beaucoup plus en mesure que d’autres d’engager des poursuites à l’encontre d’ententes sur les prix. Lorsqu’une entente a des effets dans un pays en particulier mais que plusieurs des entreprises qui y participent ont leur siège ailleurs, la mise en œuvre du droit de la concurrence risque d’être inégale et incohérente. Dans certaines affaires d’ententes internationales, l’absence de coopération d’un pays étranger ou une demande de clémence empêchent l’autorité de la concurrence d’enquêter ou d’engager des poursuites.

L’absence de coordination peut avoir des conséquences très dommageables : (1) le manque d’uniformité du traitement d’une même opération de fusion par les différentes autorités de la concurrence concernées entraîne parfois le blocage d’une fusion efficace et sans effet préjudiciable ou au contraire l’autorisation d’une fusion jugée préjudiciable par certaines autorités ; (2) le refus d’accéder aux demandes de coopération se répercute sur la capacité des autorités de la concurrence à faire appliquer le droit interne ; (3) les entreprises doivent fournir à plusieurs reprises les mêmes informations, parfois excessivement abondantes, à plusieurs autorités. La valeur des opérations de fusions affectées depuis 1995 par les décisions divergentes des autorités nationales atteint environ 100 milliards USD. Les coûts administratifs annuels liés à la présentation de notifications multiples pour un seul projet de fusion complexe peuvent facilement être supérieurs, au total, à plusieurs millions USD. L’incapacité de détecter certaines ententes internationales pourrait causer aux consommateurs des dommages supérieurs à 100 millions USD.

La coopération a progressé au cours des vingt dernières années mais reste un impératif de plus en plus pressant pour deux raisons. Premièrement, la mondialisation s’est accentuée et il y a encore une marge considérable d’approfondissement de l’intégration économique. Deuxièmement, il y a plus d’autorités de la concurrence (parce plus de pays sont maintenant dotés d’un droit de la concurrence), de sorte que la complexité de la coopération – mesurée d’après le nombre de paires d’autorités qui doivent coopérer ensemble – a très sensiblement augmenté. Dans les affaires d’ententes, par exemple, elle a été multipliée par 53 depuis1990. Le nombre d’affaires de concurrence ayant une dimension internationale continuera donc de progresser très rapidement même si la propagation du droit de la concurrence marque un palier, la plupart des grandes économies étant maintenant dotées d’une autorité de la concurrence.

Depuis le milieu des années 90, les techniques de coopération bilatérale se sont améliorées grâce en partie aux efforts de l’OCDE et d’autres organismes internationaux et à l’intensification des activités des autorités de la concurrence elles-mêmes. Il importe de maintenir et de perfectionner le système de coopération bilatérale existant, mais son fonctionnement deviendra de plus en plus complexe à mesure que les activités des entreprises continueront de s’internationaliser et qu’elles relèveront d’autorités de la concurrence de plus en plus nombreuses. Devant ce défi, les États souhaiteront peut- être examiner s’il est nécessaire d’adopter de nouvelles approches de coopération internationale en matière d’application du droit de la concurrence. 

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Jeu. 16 oct. 2014 - Project Syndicate - L'indifférence toute rationnelle des marchés

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Le site project-syndicate.org a publié l'article de Nouriel Roubini, professeur à la Stern School of Business NYU, président de Roubini Global Economics, et ancien économiste principal pour les affaires internationales du Conseil de la Maison Blanche sous l'administration Clinton, sur le thème de l'indifférence toute rationnelle des marchés.

Les marchés financiers mondiaux illustrent cette année un paradoxe de plus en plus manifeste. Bien que les facteurs de risque géopolitique (le conflit entre la Russie et l'Ukraine, la montée de l'Etat islamique et les troubles au Moyen-Orient, les conflits territoriaux entre la Chine et ses voisins et maintenant les manifestations de masse à Hong Kong et le risque de leur répression) soient de plus en plus nombreux, les marchés connaissent une activité soutenue, presque au bord de l'ébullition.

Le prix du pétrole ne monte plus, il chute. Les Bourses mondiales atteignent de nouveaux sommets. L'écart de crédit [credit spread] est faible, tandis que le rendement des obligations à long terme a chuté dans la plupart des pays avancés.

Néanmoins, les marchés financiers des pays en difficulté (par exemple la devise de la Russie, sa Bourse et son marché obligataire) sont affectés par le contexte international. Mais contrairement à ce qui se passe généralement, les tensions géopolitiques n'ont pas fait tache d'huile sur l'ensemble des marchés financiers. Pourquoi cette indifférence ?

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Mer. 15 oct. 2014 - Ministère des Finances - Projet de loi de finances pour 2015 : rapport économique, social et financier

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Le Ministère des Finances a publié un rapport économique, social et financier relatif au projet de loi de finances pour 2015.

Le rapport économique, social et financier est une annexe au projet de loi de finances pour 2015 présenté au Conseil des ministres, le 1er octobre 2014. Ce rapport constitue un outil de suivi budgétaire au niveau national et européen.

Le rapport économique, social et financier (RESF) résulte de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) qui, dans son article 50, l'instituait avec deux autres rapports : le rapport sur les prélèvements obligatoires et leur évolution, et le rapport sur la dépense publique et son évolution.

Ces rapports ont donné naissance avec la loi organique relative à la programmation et à la gouvernance des finances publiques du 17 décembre 2012 à un rapport unique : le rapport économique, social et financier.

Ce rapport a été enrichi au regard du nouveau règlement européen dit two-pack qui porte sur la surveillance budgétaire des Etats membres de la zone euro et sur le régime spécifique de surveillance des Etats en difficulté.

Tome 1 : Perspectives économiques et des finances publiques :

  • Stratégie de politique économique de la France
  • Perspectives économiques
  • Perspectives des finances publiques
  • Dossier thématique
  • Annexes

Tome 2 : Annexe statistique :

  • Production et formation du revenu
  • Structure de la demande
  • Population et emploi
  • Prix et coûts salariaux
  • Financement de l’économie
  • Finances publiques
  • Protection sociale
  • Situation des entreprises
  • Situation des ménages
  • Commerce extérieur et balance des paiements
  • Indicateurs de développement durable
  • Comparaisons internationales

Consulter le Tome 1 : Perspectives économiques et des finances publiques

Consulter le Tome 2 : Annexe statistique

Mer. 15 oct. 2014 - BdF - Revalorisation de l’actif net des OPC non monétaires

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La Banque de France a publié un communiqué de presse dans lequel elle détaille les chiffres des souscriptions nettes de titres d’OPC pour le mois d'août 2014.

Revalorisation de l’actif net des OPC non monétaires

OPC non monétaires (1001,7 milliards d’euros, données non consolidées) :la hausse des valeurs liquidatives (+1,2% en moyenne), qui concerne toutes les catégories de fonds, l’emporte sur la légère décollecte d’août (-0,8 milliard en données cvs) et ramène l’encours des titres émis par les fonds non monétaires au dessus de 1 000 milliards d’euros pour la première fois depuis décembre 2007.

OPC monétaires (291,9 milliards d’euros, données consolidées(a)) : les rachats nets reprennent en août (-4,6 milliards en données cvs) après deux mois de collecte nette positive (en données cvs,+1,8 milliard en juin et +8,7 milliards en juillet). Sur un an, la décollecte atteint -19,8 milliards soit 6,4% de l’encours à fin août 2013.

(a) L’encours consolidé des titres d’OPC monétaires exclut la détention de titres des OPC monétaires résident.

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