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Émergences

Lettre d’analyse financière long terme sur des pays, des métiers ou des secteurs émergents : Microélectronique, Biotechnologies, Pharmacie, mais aussi des pôles de développement comme New York, Shanghaï ou Paris.

Date de publication: 2 févr. 2012
Auteur: Y. B.
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Apparu dans les années 1970, le concept de technologies propres ou clean technologies, était alors assez peu connu des médias, des politiques et des milieux des affaires. Trente ans plus tard et une conscience environnementale accrue, les clean technologies se révèlent de plus en plus être des opportunités d'investissements intéressantes. Leur taux de croissance rivalise même avec les révolutions technologiques précédentes qu'ont été la téléphonie, l'informatique et internet.

 

Mais de quoi parle-t-on exactement ? Les technologies propres désignent l'ensemble des produits, services et procédés qui permettent d'utiliser les matières premières et/ou l'énergie le plus rationnellement possible tout en réduisant la quantité de rejets polluants et les déchets pendant la fabrication du produit ou bien au cours de son utilisation. Par exemple, le recyclage, les énergies renouvelables, la construction et le transport « vert » ainsi que les technologies de l'information peuvent être considérés comme des technologies propres. Le grand avantage de ces technologies est la croissance durable qu'elle implique, fondée sur une utilisation rationnelle des ressources disponibles. Leur grand inconvénient en demeure leur coût supplémentaire qui vient peser sur les coûts de production. Ainsi, les technologies propres étant encore peu rentables comparées aux techniques plus traditionnelles, l'essor de cette niche dépend encore fortement des volontés politiques et de l'intérêt que le consommateur saura leur apporter.

Une meilleure gestion de la production et des matières premières représente bien pourtant une opportunité sur le long terme. La volonté publique et privée est d'ailleurs bien présente aujourd'hui : du côté des consommateurs, il y a une demande croissance pour des produits plus respectueux de l'environnement, moins énergivores et moins toxiques ; du côté des entreprises également, la prise de conscience est en train de s'opérer. Ainsi, selon le dernier Global Innovation Barometer élaboré par General Electric's en 2011 sur un pool de 1000 exécutifs du secteur privé, le secteur des technologies propres est aujourd'hui considéré comme le plus à même d'améliorer la vie quotidienne des êtres humains. Le secteur des technologies propres représenterait selon eux un véritable foyer d'innovations bien qu'ils craignent que les décideurs publics n'apportent pas le soutien nécessaire et indispensable pour que ces idées « vertes » germent en succès commerciaux. Reste donc à savoir si la volonté politique saura être à la hauteur des attentes du secteur.

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Date de publication: 1 mars 2011
Auteur: YB
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Le cycle historique de la réglementation des marchés continue de faire alterner les périodes de réglementation accrue avec celles de libéralisme exacerbé. Ce cycle a pris une ampleur nouvelle avec l'apparition de l'informatique et de l'application « in vivo » des possibilités de calculs et de modélisations des marchés. On a cru, en effet, que les capacités de calculs disponibles « en temps réel » allaient donner vie à la théorie des marchés et que ceux-ci pourraient donner une valeur « sûre » aux biens économiques.

Bien loin d'être parfaits, les marchés, même assistés par des ordinateurs, continuent d'être des instruments humains qu'il faut organiser. Pire, ils sont incapables de valoriser correctement les actions et obligations en période de crise, ouvrant ainsi la porte à de formidables phénomènes d'accélération et de spéculation.

Telle est l'une des leçons principales de cette crise et les premières mesures de clarification des règles de fonctionnement des marchés ne constituent probablement que le début d'un retour vers une réglementation plus stricte. Il reste encore à ajuster l'arbitrage entre la sécurité et l'efficacité qui, en finance, ne sont pas proportionnelles.

Cet arbitrage se fera par des règles prudentielles (du type Bâle III), ou des règles comptables (IFRS) dont on sait qu'elles sont difficiles à ajuster.

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Date de publication: 1 mai 2010
Auteur: PNS
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C'est un lieu commun de parler de mutation industrielle des pays occidentaux. L'automobile nous en donne un exemple « vivant » qui est dû à une profonde mutation du marché sous l'influence de la contrainte environnementale, autant qu'à des pays à bas salaire. Et cela conduit à un double défi, le low cost d'une part et l'électrique d'autre part. Il en résulte la nécessité d'une stratégie duale pour les grands constructeurs.

La stratégie low cost n'est pas une simple fabrication dans des pays émergents. C'est aussi la volonté de déterminer ce que le client est prêt à payer réellement parmi toutes les possibilités technologiques. Le tout dans le cadre d'un prix divisé par plus de 2.

Pour l'électrique, l'enjeu est avant tout l'environnement urbain. Il ne s'agit pas du CO2, mais de la pollution par les microparticules et les produits imbrûlés.

Le facteur différenciant sera le système de recharge. En d'autres termes, pourra-t-on utiliser ce nouveau véhicule pour des trajets moyens de 100 km AR sans problème (soit 300 km d'autonomie réelle).

La triple évolution des contraintes, des besoins et des techniques va obliger à réaliser un (ou des) nouveau(x) standard(s) technique(s) et des modèles économiques.

En d'autres termes, il va falloir innover. Et dans le cas de l'électricité, il y a une possibilité de rupture radicale et d'apparition de nouveaux acteurs majeurs.

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Date de publication: 1 mars 2010
Auteur: PNS
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Taïwan est-il encore un dragon, c'est-à-dire un pays émergent qui affiche un taux de croissance proche de 10% sur le moyen terme ou est-il devenu un Pays Développé à Économie de Marché, à croissance moyenne ?

Comme les 3 autres dragons,Taïwan a le niveau de vie des PDEM avec un PIB par habitant supérieur à 25.000 $ / an ?

S'il conserve un taux de croissance supérieur à la moyenne, Taïwan s'éloigne de la zone des 10%. La fin du rattrapage est proche et comme le Japon des années 80-90 : le modèle bascule vers un modèle «occidental» dans lequel la croissance modeste (moins de 5%) n'est plus faite par les exportations compétitives fondées sur des bas salaires et une demande intérieure de rattrapage, mais par une offre de produits nouveaux. Mais le profil de son économie est ambigu. Taïwan est le Dragon le moins bien classé par le rapport «Doing business» de la Banque Mondiale, avec un rang médiocre malgré une évolution de la 61°à la 46°place en 1 an; loin derrière la République de Corée (19°), Hong Kong (3°) et Singapour (1°).

Taïwan a donc deux défis à relever : sa position politique face à la Chine continentale et le basculement définitif d'une économie dirigée de «rattrapage» vers une économie libérale et innovante.

Avec 10 ou 20 ans d'avance, c'est le défi que devra relever le continent chinois !

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Date de publication: 1 janv. 2010
Auteur: PNS
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Un Islam moderne !

La finance islamique n'est pas une version conservatrice de la finance moderne, mais une tentative pour incorporer dans le cadre d'une religion aux principes très proches du christianisme (refus de l'intérêt et éthique forte) des règles obligatoires de la finance moderne que sont l'actualisation (donc l'intérêt) et le partage de risque (donc l'assurance).

Les pays chrétiens ont longtemps transféré aux minorités étrangères et principalement juives, le soin d'assumer ces nécessités de l'économie. Les pays communistes ont tenté une expérience -au fond, dramatique- de refus de ces mécanismes. Tous ont fini par céder aux exigences de la réalité et par accepter de façon complète l'ensemble de ces concepts rejetés hier.

Les musulmans d'aujourd'hui suivent deux voies parallèles d'acceptation : la voie pragmatique des pays comme le Maroc ou la Tunisie et la voie plus intellectuelle et confessionnelle qui s'efforce de montrer qu'il est possible d'utiliser les mêmes concepts en respectant les principes fondamentaux de l'Islam. Cette « politesse », aurait dit probablement Claude Levi Strauss, envers leur religion, leur tradition et leur passé, est respectable, sinon admirable, mais ne donne pas plus de sécurité intrinsèque à cette finance qu'à d'autres. La crise de Dubaï nous l'a rappelé : aucun système n'est capable d'éliminer la déraison des hommes.

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Date de publication: 1 déc. 2009
Auteur: PNS
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Une valeur sûre

Auréolée, sinon encombrée d'un passé sulfureux de guerres et de drogue, longtemps suspendue à la menace de son rattachement à la Chine, Hong Kong montre depuis longtemps un exemple de l'opiniâtreté et de la continuité digne de ses grandes ancêtres que sont les villes portuaires marchandes, depuis Carthage jusqu'à Singapour en passant par la Hanse et Venise.

Tout change autour de ces villes mais elles continuent d'être un centre d'activités et de commerce largement au dessus de leur « capacité » naturelle. La recette de ce succès durable d'entités très concentrées géographiquement, est toujours centrée autour de la finance et du commerce. Mais il faut aussi savoir construire une forte activité industrielle ou de service qui donne de la « consistance » à cet ensemble.

Passer de la drogue à la high tech n'est pas si simple que cela. Devenir l'un des ateliers du monde n'est facile qu'a posteriori. Surtout lorsque le monde qui nous entoure est changeant, sinon instable.

Sans aucun doute, ces villes sont d'excellents écosystèmes pour les entrepreneurs qui trouvent le moyen de renouveler les activités au fil des années avec une agilité bien plus grande que les grands états européens ou asiatiques qui sont englués dans leurs rigidités sociales et intellectuelles.

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Date de publication: 1 nov. 2009
Auteur: PNS
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La nouvelle cosmétique : Le bonheur au risque de l'innovation ?

Avec la cosmétique, la technique et le marketing ont quitté le terrain du besoin essentiel comme la nourriture, l'habillement, la santé, l'habitat pour entrer dans le besoin ressenti, la mode et la différenciation sociale. Pour autant, ce besoin de paraître n'en est pas moins impératif, car il est supposé être l'une des clefs du bonheur ; l'industrie cosmétique y répond par une innovation marketing continue intégrant très rapidement les innovations issues de la chimie. C'est ainsi que les nanotechnologies ont trouvé dans les cosmétiques des applications surprenantes.

Le marketing a permis de spécialiser les produits et ainsi d'accompagner les courants de la mode : ethnique, masculin ou anti-âge.

Ce faisant, dans ce combat quasi-faustien, l'industrie du cosmétique est conduite à prendre des risques importants qui la rapprochent parfois de la dermatologie et de la pharmacie.

C'est probablement là que se trouve l'évolution naturelle de l'industrie cosmétique dans les années à venir : toujours plus technique et complexe au point qu'il est probable que certains produits seront progressivement soumis à des procédures qui se rapprocheront progressivement des AMM pour garantir l'absence de nocivité, voire une efficacité thérapeutique. Le bonheur sera à ce prix !

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Date de publication: 1 oct. 2009
Auteur: PNS
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Une nouvelle Venise

Qui aurait osé parier sur Singapour au début des années 60, alors que son indépendance était encore récente et incomplète, et que son activité se limitait à celle d'un port international ? Sans parler des relations incertaines avec ses voisins, de la petitesse de ce pays et de l'absence de ressources naturelles quand ce n'est pas une lacune sérieuse comme pour l'eau !

Or, comme Venise au Moyen-Age, Singapour a réussi ce miracle de partir de rien ou presque, et de devenir un Etat qui compte dans le monde du III° Millénaire ; et pas avec une stratégie de paradis fiscal, mais avec une industrie manufacturière et une stratégie technologique. Non seulement Singapour a des hauts salaires, mais elle ne délocalise pas ses industries dans les pays voisins et fait la course en tête dans quelques domaines.

Singapour est presque un modèle parfait de développement, avec pour seules ressources l'activité, les qualités et l'intelligence de ses dirigeants et de sa population.

Singapour démontre aussi que la taille n'est pas la clef du succès. Pourtant, elle doit encore démontrer qu'elle est capable de durer dans cette position de pointe. Le modèle ne sera confirmé qu'au milieu du siècle lorsque l'on pourra être certain que la capacité d'innovation est à la fois, réelle et durable.

Venise a duré 5 siècles !

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Date de publication: 1 sept. 2009
Auteur: PNS
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Quelles que soient les analyses, tout le monde s'accorde sur deux points : la pollution atmosphérique des grandes agglomérations et le caractère précaire des énergies fossiles dont les réserves sont estimées à environ 50 ans en tenant compte des découvertes probables et de la croissance du niveau de vie. Personne ne connaît le délai des ressources, mais chacun admet que l'horizon est court et très incertain puisque nous ne sommes pas à l'abri d'une innovation majeure dans le domaine énergétique qui réduirait à zéro les efforts d'économie d'énergie d'aujourd'hui. En économie, une erreur de 10 ans peut être ruineuse. En termes techniques, cela conduit à un mauvais taux d'actualisation ! En pratique, cela conduit à un gaspillage.

Il faut donc aujourd'hui anticiper un événement (de rareté) dans un avenir incertain tout en prenant acte de la pollution atmosphérique urbaine.

La décision de limiter les émissions de gaz carbonique et de réduire la consommation énergétique est à l'intersection de cette certitude de la nécessité de lutter contre la pollution et de cette probabilité de rareté : elle relève donc du domaine purement politique à la limite du rationnel et du pari sur l'avenir.

La taxe carbone est un instrument fiscal souple dont le niveau variera avec l'anticipation de rareté, sans jamais revenir à zéro en raison de la pollution et de la pérennité naturelle de toute fiscalité.

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Date de publication: 1 juil. 2009
Auteur: PNS
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Sans aucun doute, la Corée a une tradition et une capacité qui peuvent la placer dans les compétiteurs significatifs de demain. Sait-on, par exemple que l'imprimerie avec caractères mobiles existait en Corée bien avant l'Europe ? Aujourd'hui l'effort de R&D par habitant en Corée est déjà supérieur au niveau européen.

Ses industries ne sont pas une simple copie du modèle occidental. Elles possèdent une capacité innovatrice et une puissance mondiale comme l'a montré les Groupes LG et Samsung..

Mais la Corée a deux handicaps dont on ne voit pas la fin : la menace (durable ?) de la Corée du Nord et une taille insuffisante face aux immenses ensembles qui voient le jour en Europe, en Chine, en Amérique du Nord et en Inde. Ces ensembles sont d'une dimension humaine, économique et politique d'un autre ordre.

Menacée par le Nord et encore trop petite, la Corée du Sud est vouée à jouer un rôle d'avant-garde ou à ne pas exister. C'est sans doute pour cela, qu'en attendant de pouvoir s'intégrer dans un ensemble régional stable, elle a opté pour une courageuse tentative de faire la course en tête.

Ce pari en fait aussi une opportunité d'investissement de premier ordre sous la réserve que les problèmes politiques de son voisin du nord ne viennent pas annihiler ses efforts et les investissements réalisés dans une perspective de paix.

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Date de publication: 1 juin 2009
Auteur: PNS
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Qui se rappelle encore les émois des grands Groupes industriels français découvrant la révolution génétique au début des années 80 ? Cela s'appelait alors les biotechnologies et chacun de se précipiter sur les quelques sociétés soupçonnées d'en maîtriser un petit bout ! 5 ans après, les directions « bio » étaient disparues !

L'engouement actuel pour les « biotech » aurait pu avoir la même issue si la qualité et la quantité des savoirs théoriques et opérationnels n'étaient pas d'un autre ordre. Tout n'est pas possible, mais certaines choses le sont déjà.

Le génome humain est presque connu, des OGM sont produits en quantité et les nanotechnologies viennent accroître la maîtrise opérationnelle de ces phénomènes.

Parler de médecine préventive à partir de la génétique est déjà une réalité dans quelques laboratoires; la capacité de réaction médicale à des épidémies nouvelles ou à des problèmes anciens s'améliore chaque jour; les productions de nature « biologique » intégrant des manipulations génétiques sont chaque jour plus nombreuses dans la pharmacie et l'agro-alimentaire; et demain probablement dans le domaine médical. 30 ans après l'annonce prématurée des années 80, la révolution industrielle génétique est en marche.

En innovation, le facteur temps se mesure en décennies, sinon en siècles.

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Date de publication: 1 mai 2009
Auteur: PNS
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Un temps capitale des Etats-Unis, capable de traverser plusieurs crises tant au XIX° qu'au XX° siècle, New-York avait trouvé un nouveau dynamisme avec la forte expansion financière des années 1980-2000. La catastrophe de 2001 et la crise financière simultanée semblaient ne pas atteindre la formidable énergie rassemblée dans Manhattan; Et pourtant, la crise de 2007-09 semble l'ébranler dans ses fondements : les grandes banques qui avaient voulu diriger le monde avec leurs règles financières pendant ces 30 dernières années se sont révélées si fragiles que l'on serait tenté de croire que la crise financière actuelle constitue une menace rédhibitoire pour la ville.

Mais l'histoire, si elle ne se répète pas, a aussi des tendances lourdes et stables … jusqu'à leur inversion. La question qui nous est donc posée est de savoir si l'on assiste à un renversement historique lent mais irrémédiable ou si la crise actuelle est une nouvelle crise de croissance.

Rien dans les cette ville ne permet de prédire un quelconque retournement durable : des ressources très variées, leader en chimie, pharmacie, biotechnologies, média, finance et bien d'autres, New-York a les ressources autant financières qu'humaines pour reprendre le dessus après la crise.

Mais n'aurait-on pas dit la même chose de Venise après la perte de la Crète en 1669 ?

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Date de publication: 1 avr. 2009
Auteur: PNS
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L'énergie durable ?

Le décollage définitif de l'Europe face aux autres pays du monde est intervenu après sa maîtrise de l'énergie au XVIII° et XIX° siècles (machine à vapeur, puis pétrole). C'est la raison pour laquelle, la question de l'énergie est aussi cruciale, voire fondamentale, malgré les progrès du « virtuel » et la baisse -toute relative- du besoin d'énergie à niveau de vie équivalent.

Pour son avenir proche, et encore plus pour son avenir à long terme, l'homme a besoin d'énergie; et la population actuelle de 7 Milliards d'individu a multiplié la base du problème par 4 en un siècle.

Pour permettre à nos sociétés de sauvegarder leur mode de vie et aux autres populations de s'en rapprocher, il y a tout à la fois, un formidable besoin d'énergie et d'économies d'énergie. Dans ce cadre, le solaire apparaît comme une des solutions durables, sous réserve d'accepter un coût de l'énergie très élevé. Cela résume bien toute la problématique de cette énergie à la fois pleine de promesses à long terme, mais dont on ne voit pas encore l'arrivée en raison du différentiel de prix avec le pétrole et le charbon. Et, de plus, le nucléaire vient doublement troubler le jeu avec des ressources en Uranium, limitées mais opérationnelles et les promesses illimitées mais lointaines de la fusion. Aujourd'hui, Il faut s'assurer de la solidité de la clause de rachat avant de se lancer dans le solaire.

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Date de publication: 1 mars 2009
Auteur: PNS
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Le modèle face à la crise !

La Silicon Valley présente en mars 2009 un triple intérêt :

1. Face à la crise actuelle qui n'est pas la sienne, à la différence de celle de 2002, il est important de constater que les capacités de traverser ce type de crise ne sont pas infinies. La Silicon Valley licencie. L'effort d'investissement se ralentit et l'économie de l'innovation ne traverse pas les crises financières sans ressentir des contrecoups.

2. La Silicon Valley est le modèle de la stratégie de développement conseillé par l'OCDE depuis les années 90 (les fameux « clusters ») et son arrivée à maturité ne manque pas d'éclairer les pays sur cette question. De ce point de vue, il apparaît deux conclusions majeures : l'avance prise par cette zone depuis 50 ans se pérénisent dans les domaines d'excellence que sont la micro-électronique et les activités directement dérivées. Sa reconversion dans le solaire paraît possible en raison de son expertise dans le domaine du silicon utilisé pour les cellules solaires. C'est un peu l'histoire de l'industrie aéronautique en France. Démarrer tôt donne un avantage durable, à condition de le maintenir !

3. La reconversion de la Silicon Valley dans la bio ne fonctionne pas. Il n'y a donc pas de machine à innover universelle.

Comme les technologies de l'information ont encore un avenir, la SV reste une zone où l'on peut encore réaliser de beaux investissements.

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Date de publication: 1 févr. 2009
Auteur: PNS
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Quels dirigeants ?

Qu'on le veuille ou non, la crise actuelle pose à nouveau la question du choix des dirigeants, de la décision de leur renouvellement, de la sanction de l'échec et de la récompense pour la réussite. Tel qui réclamait le fruit de sa réussite, ne comprend pas pourquoi il doit payer pour ses échecs, car il est bien entendu au fond de lui-même, que la première était due à ses talents alors que ce dernier est de la faute de ses subordonnés.

Mais, au-delà des bons mots, la question reste de savoir s'il faut ou s'il est possible de confier le renouveau d'un système en faillite à ceux qui l'avaient conçu et mis en place ?

Que la SEC continue de plaider non - coupable dans l'affaire Madoff et à soutenir que le « mark to market » n'est pas procyclique, n'est qu'une illustration, parmi d'autres, de cette question qui reste aujourd'hui le problème fondamental de toutes les sociétés développées qui veulent éviter la décadence et rester dans la course à l'innovation.

Depuis 2 siècles, la société américaine a su renouveler ses élites économiques plus efficacement que l'Europe et en a tiré un avantage de puissance économique évident. Son vrai défi aujourd'hui est de renouveler avec la même efficacité, ses élites intellectuelles et administratives qui avaient conçu et organisé la régulation financière du monde et qui maintenant piétinent pour en voir les défauts et les corriger.

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Date de publication: 1 janv. 2009
Auteur: PNS
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Le décollage de Shanghai dans le cadre de la libéralisation progressive de l'économie chinoise depuis 30 ans, illustre bien la lourdeur des tendances historiques chères à Fernand Braudel.

Shanghai est la ville d'où sont parties les flottes de l'amiral Zeng He qui cartographièrent le monde dans la première moitié du XV°. C'est la ville choisie par l'Empereur pour y concentrer le commerce occidental au XIX° siècle.

Cette vieille tradition n'a pas été brisée par 30 ans de totalitarisme communiste et sert aujourd'hui de fondement au développement de la ville… Et vient nous rappeler une nouvelle fois qu'il n'est de richesse que d'hommes.

Ne nous y trompons pas : les chiffres du PIB local sont encore modestes car le yuan est sous-évalué mais la réalité de cette ville est d'être aujourd'hui l'une des premières agglomérations du monde, en compétition directe avec Tokyo, New York, Paris ou Londres.

Ce qui est en train d'émerger à Shanghai est l'un des pôles du monde de demain, sous la réserve toutefois que la région soit capable de conjuguer la puissance industrielle et commerciale avec une capacité d'innovation.

Cette alliance entre la puissance et le mouvement est la marque du leadership économique de niveau mondial.

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Date de publication: 1 déc. 2008
Auteur: PNS
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L'énergie pose une triple question, de pollution des villes, d'effet de serre et d'épuisement des ressources, qui est à la fois fondamentale et en partie obsolète ou non fondée.

L'idée que l'ensemble de notre richesse se fonde sur une énergie à bon marché est de moins en moins vrai et le sera encore moins dans le futur.Pour ceux qui ne voudraient pas lire les courbes historiques, il suffit de constater combien la hausse vertigineuse du prix de l'énergie n'a qu'assez peu influer sur la croissance des années 2006-08. Les réserves encore considérables d'énergies comme le charbon, le pétrole, ou le nucléaire nous mettent à l'abri d'une crise grave.

A l'inverse, la pollution des villes est devenue une question de santé publique d'urgence si on ne veut pas voir se développer de lourdes et coûteuses pathologies pulmonaires ou cancéreuses.

Quant au réchauffement climatique, il faut convenir que les experts ne sont pas très convaincants dans leurs scénarios catastrophes et que les marchés ne peuvent donc en tenir compte.

Une triple question pour une seule réelle (la pollution des villes) incite à une grande prudence dans les énergies alternatives qui ne sont pas encore réellement compétitives mais nécessitent des investissements lourds sur plus de 10 ans et exigent donc des garanties durables.

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Date de publication: 1 nov. 2008
Auteur: PNS
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Pendant un demi-siècle, l'Afrique du Sud a été le modèle de ce qu'il ne fallait pas faire : ségrégation raciale dans un pays apparemment dominé par des grands groupes capitalistes. Le Génie de MM de Klerk et Mandéla est d'avoir su transformer ces handicaps en un modèle positif, multi-culturel, multiracial, moderne et à croissance rapide.

Mais tout cela n'est pas sans tension ni problème : la sécurité n'est pas assurée partout, le niveau sanitaire est insuffisant, le niveau d'éducation n'est pas à la hauteur de la richesse du pays. Certes, mais ne faut-il pas admirer ce pays qui réussit une synthèse culturelle et raciale alors que le Liban explose, que les Balkans n'en finissent pas de se « balkaniser », que les pays de l'Asie centrale n'arrivent pas à gérer leurs minorités, que le fanatisme religieux ou le racisme conduisent à des assassinats quotidiennement ?

Ce que nous montrent les dirigeants sud-africains, c'est une voie politique vers le progrès, sans nettoyage ethnique ni guerre.

Que la situation actuelle relève des tensions, cela n'est pas surprenant et il faut avoir à l'esprit que l'enjeu global reste la question politique des cohabitations culturelles et raciales. Si ce pari politique est gagné, le pari économique le sera aussi.

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Date de publication: 1 oct. 2008
Auteur: PNS
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L'avenir devant soi !

Autrefois privilège des classes aisées, le tourisme est aujourd'hui une activité économique de masse en raison de l'enrichissement de la population du monde et de la diminution du temps de travail.

Le tourisme, l'évasion, autrefois chanté par Baudelaire est aujourd'hui devenu une industrie lourde, nécessitant des investissements dépassant parfois deux années de CA annuel, et diversifiée, depuis le transport aérien jusqu'aux villages-clubs.

Cette activité croît durablement plus vite que le PNB, avec peu à peu, des limites qui se dressent : tout d'abord le côté invasif du tourisme, destructeur de la culture et des équilibres écologiques; ensuite les limites naturelles des loisirs qui ne sont pas extensibles à l'infini; enfin, c'est une activité « fragile » très sensible au moindre trouble politique.

L'arrivée massive des touristes d'extrême orient depuis 10 ans est venue conforter cette croissance mondiale.

Pour les grandes entreprises de tourisme, aviation, hébergement ou, animation, bien des stratégies sont possibles à la condition qu'elles deviennent mondiales; tout en restant locales dans leur mise en œuvre !

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Mots-clés :
Chiffre d'Affaires
Date de publication: 1 sept. 2008
Auteur: PNS
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Le monde pharmaceutique est en train d'opérer une révolution technologique comparable à celle du XIX° siècle lors de l'apparition de la chimie de synthèse qui a éliminé progressivement les extraits naturels. Après la chimie d'extraction, on est passé à la synthèse chimique et on s'engage vers la synthèse biologique.

Cette révolution s'accompagne d'une révolution intellectuelle qui permet aujourd'hui de comprendre le fonctionnement du corps humain et le développement des maladies.

Pour répondre à cette révolution l'industrie traditionnelle, s'appuyant sur sa capacité commerciale et administrative, procède essentiellement par concentration des « vieilles » entreprises aux marges décroissantes et par rachat des innovateurs de la biotech aux marges mirifiques.

Et ce n'est pas fini, car cette révolution cache un nouveau bouleversement dans la prédiction et la prévention au travers des analyses ADN, ARN et de protéines.
Cette nouvelle étape bousculera à nouveau la pharmacie.

Dans ces bouleversements continus, il faut suivre ceux qui savent sortir vite des vieux métiers et récupérer immédiatement les innovations majeures. Le mieux serait de trouver la perle rare qui sache devenir un major en s'appuyant sur une rupture technologique.

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